Juil 22, 2026

Épisode #89: Mise à jour sur les marchés financiers : Bilan de la mi-année 2026

Dans cet épisode, François Doyon La Rochelle & James Parkyn passent en revue la performance des marchés des capitaux mondiaux pour le premier semestre de 2026.

Lisez le script :
  • INTRODUCTION:

François Doyon La Rochelle:

Bienvenue à Sujet Capital, un Balado mensuel à propos de la gestion passive de portefeuille et de la planification financière et fiscale pour les investisseurs à long terme.

Vos hôtes pour ce Balado sont James Parkyn et moi-même François Doyon La Rochelle, tous deux gestionnaires de portefeuilles avec PWL Capital.

Au programme aujourd’hui pour l’épisode #89 :

Nous passerons en revue la performance des marchés des capitaux mondiaux pour le premier semestre de 2026.

Bonne écoute !

  • MISE À JOUR SUR LES MARCHÉS FINANCIERS : BILAN DE LA MI-ANNÉE 2026 :

François Doyon La Rochelle :

Nous sommes officiellement arrivés à la mi-année 2026, et comme d’habitude à cette période de l’année, on prend un peu de recul pour analyser les facteurs qui ont influencé les marchés mondiaux au cours des six derniers mois. Si je devais résumer le premier semestre 2026 en un seul mot, ce serait… mouvementé. Pas chaotique comme l’année dernière, mais pleine de surprises qui ont tenu les investisseurs en alerte.

James Parkyn :

Tout à fait, François. Et contrairement à 2025, où les chocs provenaient principalement de Washington et des politiques tarifaires de Trump, cette année, les principaux facteurs ont été les tensions géopolitiques — notamment au Moyen-Orient — et le bras de fer permanent entre une inflation en hausse et un ralentissement de la croissance. À cela s’ajoute l’emballement continu autour de l’intelligence artificielle, ou IA. Et enfin, la médiatisation autour de la récente introduction en bourse (IPO) de SpaceX.

François Doyon La Rochelle :

Exactement. Et avant de plonger dans les chiffres, je rappelle à nos auditeurs que toutes les statistiques de marché dont on va parler aujourd’hui sont disponibles sur notre site web Sujet Capital, dans la section « Ressources », ainsi que sur la page de notre équipe sur le site web de PWL Capital. Ces pages de statistiques constituent un excellent complément à l’épisode d’aujourd’hui et une référence utile pour passer en revue vos propres portefeuilles.

James Parkyn :

Et j’ajouterai, François, que les performances de nos portefeuilles modèles sont également disponibles sur le site web de Sujet Capital. Comparer son propre portefeuille à un portefeuille de référence diversifié à l’échelle mondiale est toujours un excellent moyen de garder les pieds sur terre afin d’éviter de se laisser distraire par les fluctuations à court terme.

François Doyon La Rochelle :

Alors, James, on va commencer par la géopolitique, car c’est de là qu’est venue une grande partie de la volatilité des marchés cette année.

James Parkyn :

Oui, François. Le choc le plus important du premier semestre de 2026 a été la guerre en Iran. Ce conflit, qui a débuté fin février, a déclenché une volatilité des marchés boursiers mondiaux et une forte flambée des cours du pétrole. Les cours du pétrole brut, mesurés par des indices de référence tels que le West Texas Intermediate (WTI) ou le Brent britannique, ont tous deux bondi d’environ 70 dollars américains le baril à 125 dollars américains le baril en l’espace de quelques jours.

François Doyon La Rochelle :

Et cette flambée a été alimentée par la crainte de perturbations de l’approvisionnement. Les investisseurs craignaient que le détroit d’Ormuz, par lequel transitent environ 20 % des expéditions mondiales de pétrole, ne soit fermé. Et en effet, il a été fermé et n’a été rouvert que récemment grâce à un cessez-le-feu et aux négociations de paix en cours.

James Parkyn :

Mais le point essentiel pour nos auditeurs, François, c’est que rien de tout ça n’était prévisible. Tout comme la saga des droits de douane de l’année dernière, ces événements sont survenus de nulle part. Et la réaction des marchés a été rapide et violente : les principaux indices boursiers mondiaux ont subi une correction, perdant en moyenne environ 10 % en l’espace de quelques jours. Les investisseurs qui ont tenté de spéculer sur l’actualité auraient eu beaucoup de mal à faire les bons choix.

François Doyon La Rochelle :

Je suis tout à fait d’accord, James, et la plupart des investisseurs n’auraient pas pu prédire qu’après près de trois mois et demi de fermeture du détroit d’Ormuz, les marchés boursiers mondiaux seraient tous en territoire positif à la mi-année. Aux États-Unis, le marché boursier a progressé de 15,5 % au deuxième trimestre, ce qui en fait le meilleur trimestre depuis le printemps 2020. Maintenant, changeons de sujet : l’un des thèmes majeurs de 2026 reste l’essor de l’IA. L’engouement pour l’IA ne s’est pas du tout essoufflé. En fait, il s’est même amplifié.

James Parkyn :

Tout à fait, François. À la même époque l’année dernière, les marchés américains étaient principalement axés sur les actions du « Magnificent 7 ». Cette année, l’enthousiasme s’est étendu aux infrastructures infonuagiques, aux équipements réseau, aux centres de données et à la fabrication de microprocesseur.

François Doyon La Rochelle :

Et James, puisqu’on parle d’IA et d’entreprises technologiques, on devrait également parler d’un phénomène qu’on n’a pas vu depuis quelques années : le retour des grandes introductions en bourse (les IPO) qui font la une des journaux. Après ce qui a semblé être une longue période creuse sur le marché des introductions en bourse, 2026 s’annonce comme une grosse année.

James Parkyn :

Tout à fait, François. Trois introductions en bourse font actuellement la une de l’actualité. Il y a d’abord eu SpaceX, la société d’Elon Musk, qui a fait son entrée en bourse le 12 juin dernier, levant 75 milliards de dollars US. Il s’agit de la plus grande introduction en bourse de l’histoire. Plus tard cette année ou ça sera au début 2027, OpenAI et Anthropic, deux compagnies phares américaines du secteur de l’intelligence artificielle, devraient également entrer en bourse. Toutes deux surfent sur la vague de l’adoption de l’IA et devraient figurer parmi les plus importantes introductions en bourse jamais réalisées.

François Doyon La Rochelle :

Ce qui est intéressant, et peut-être même étonnant, c’est que certains fournisseurs d’indices ont contourné les périodes d’attente traditionnelles de plusieurs mois ou trimestres et ont accéléré l’intégration de ces IPO dans leurs indices. Sans trop entrer dans les détails, à l’exception du S&P 500, tous les autres grands fournisseurs d’indices tels que MSCI, FTSE Russell et CRSP ont modifié leurs délais et leurs règles d’intégration dans les indices afin de faciliter l’entrée de ces importants IPO dans leurs indices.

James Parkyn :

Exactement, François, et pour certains, ça suscite de l’enthousiasme, mais ça engendre également des risques. Lorsqu’une action est ajoutée à un indice majeur, les fonds indiciels et les FNB sont contraints de l’acheter, quelle que soit sa valorisation. Les FNB indiciels n’ont d’autre choix que d’acheter cette action, car ils doivent reproduire leur indice de référence qui inclut désormais ce nouveau titre. Ça fait alors grimper la demande, et par conséquent le cours de l’action. Cette hausse de prix est artificielle et uniquement dictée par la demande ; elle ne repose pas sur les fondamentaux.

François Doyon La Rochelle :

Oui, et malheureusement, ce sont les détenteurs d’FNB qui vont finir par supporter le coût de ces introductions en bourse accélérées et surévaluées. Ça nous rappelle une fois de plus que les marchés évoluent aujourd’hui plus vite que jamais, que les rumeurs se propagent rapidement, que les flux de capitaux sont rapides, et que désormais, l’intégration dans les indices se fait rapidement. Pour les investisseurs à long terme, il est important de garder les pieds sur terre et de ne pas se laisser emporter par l’engouement général envers ces IPO. J’ajouterais également, à l’intention des investisseurs, que la discipline de Dimensional n’a pas changé et que la société n’ajoute pas d’IPO à son portefeuille avant qu’elles n’aient été cotées en bourse depuis au moins un an.

James Parkyn :

Je pense qu’il est également important, François, de rappeler à nos auditeurs que les introductions en bourse ont historiquement été bénéfiques pour les investisseurs institutionnels qui détenaient des actions avant leur mise en bourse. Mais pour les investisseurs particuliers, les performances à long terme des IPO, une fois qu’elles transigent en bourse, sont bien plus mitigées, car elles ne parviennent souvent pas à surpasser le rendement d’un indice de référence diversifié comme le S&P 500.

François Doyon La Rochelle :

James, passons maintenant à l’économie. Au Canada, l’inflation s’est accélérée pour atteindre son plus haut niveau depuis plus de deux ans, à 3,2 % en mai. Cette hausse de l’inflation est principalement due à la guerre en Iran et à son impact sur le prix du pétrole. Heureusement, cette forte augmentation pourrait toutefois être temporaire, étant donné que les cours du pétrole sont désormais revenus à leurs niveaux d’avant la guerre.

James Parkyn :

Oui, et c’est rassurant, François, car ça donne à la Banque du Canada une plus grande marge de manœuvre avant de procéder à de nouveaux ajustements de son taux directeur. C’est important, car la Banque est actuellement confrontée à des signaux contradictoires : d’une part, un ralentissement économique marqué par deux trimestres consécutifs de contraction légère du PIB, et d’autre part, la nécessité éventuelle de lutter contre l’inflation. Pour l’instant, le taux directeur de la banque centrale reste inchangé pour l’année à 2,25 % et le marché s’attend à ce qu’il n’y ait pas de modification des taux en 2026.

François Doyon La Rochelle :

Aux États-Unis, l’inflation s’est avérée plus résistante et a atteint 4,2 % en mai, son plus haut niveau depuis avril 2023. Malgré cette nouvelle, la Réserve fédérale a maintenu le taux des fonds fédéraux inchangé à 3,75 % lors de sa dernière réunion. L’économie américaine continue de défier les prévisions, avec une croissance annuelle de 2,7 % au premier trimestre. Les dépenses de consommation sont solides et le chômage reste faible, à 4,2 %.

James Parkyn :

François, il faut également mentionner le changement majeur à la tête de la Réserve fédérale américaine depuis la fin du mandat de Jérôme Powell en mai dernier. Le nouveau chef Kevin Warsh est maintenant en poste. Les marchés ont suivi cette transition de très près, car M. Warsh a toujours été considéré comme faisant partie de la cohorte des économistes qui mettent en avant la lutte contre l’inflation.

François Doyon La Rochelle :

Oui, et il sera intéressant de voir comment il va parvenir à concilier le souhait du président Trump de voir les taux baisser et la nécessité d’assurer la stabilité économique et des prix.

James Parkyn :

Exactement. Et comme tu l’as mentionné, François, l’inflation aux États-Unis s’établit à 4,2 % présentement. C’est un niveau nettement supérieur à l’objectif de la Fed qui est de 2%. Cette transition est survenue à un moment chargé d’émotion pour la Fed. L’un de ses présidents les plus célèbres, Alan Greenspan, qui a occupé ce poste de 1987 à 2006, est décédé. Certains de nos auditeurs se souviendront peut-être que certaines de ses décisions en tant que président de la Fed ont été controversées. Au final, que l’on soit d’accord ou non avec ses décisions, Greenspan a été l’un des banquiers centraux les plus influents de l’histoire moderne. Son mandat a façonné plusieurs décennies de politique monétaire des banques centrales à travers le monde.

François Doyon La Rochelle :

Tout à fait, il a occupé le poste de président de la Fed pendant certaines des périodes les plus marquantes de l’histoire économique récente des États-Unis : le krach de 1987, l’essor puis l’effondrement de la bulle Internet, et la récession du début des années 2000. Et bien sûr, on se souviendra toujours de lui pour avoir inventé l’expression « exubérance irrationnelle » ou ‘Irrational exuberance’ en Anglais, dans un discours de 1996, où il avait averti que les marchés pouvaient se détacher des fondamentaux bien avant que les investisseurs ne s’en rendent compte. Cette expression est entrée dans le vocabulaire financier et est encore utilisée aujourd’hui pour décrire les excès spéculatifs.

James Parkyn :

Parfaitement, François. Et on ne peut s’empêcher de se demander ce que M. Greenspan penserait du contexte actuel, et en particulier des valorisations de certaines de ces entreprises spécialisées dans l’IA et les technologies qui s’y rattache. Je soupçonne qu’il rappellerait aux investisseurs que la psychologie du marché peut devancer les fondamentaux, tout comme ce fut le cas à la fin des années 1990.

François Doyon La Rochelle :

Je suis d’accord, James. L’avertissement de Greenspan sur l’« exubérance irrationnelle » ne visait pas à prédire un krach, mais à rappeler aux investisseurs que la confiance peut se transformer insidieusement en complaisance. Et c’est tout aussi pertinent aujourd’hui qu’à la fin des années 90.

James Parkyn :

Par ailleurs, François, sur le plan économique, la Banque centrale européenne a relevé son taux directeur de 25 points de base en juin, les portant à 2,4 %, afin de contenir l’inflation qui a atteint 3,2 % dans la zone euro pour les 12 mois se terminant en mai. Au Royaume-Uni, la Banque d’Angleterre a maintenu son taux directeur inchangé à 3,75 %.

François Doyon La Rochelle :

On va examiner maintenant les statistiques de marché pour le premier semestre 2026. À titre de rappel, nos statistiques de marché sont disponibles sur le site web de Sujet Capital et dans la section dédiée à notre équipe sur le site de PWL Capital. On fournira le lien vers ces statistiques sur la page du podcast.

On va commencer par les titres à revenu fixe : les obligations canadiennes à court terme, qui constituent le cœur de nos portefeuilles obligataires, ont affiché un rendement modeste de 1,4 % depuis le début de l’année, tandis que l’indice obligataire universel Canadien, qui comprend des obligations à plus longue échéance, a généré un rendement légèrement supérieur, de 2,1 %. Pour la dernière année, leurs performances ont été similaires, s’établissant respectivement à 3,0 % et 3,4 %.

Au 30 juin, le rendement de l’obligation de référence à 10 ans du gouvernement canadien était relativement inchangé depuis le début de l’année, à 3,37 % contre 3,45 % au 31 décembre 2025.

James Parkyn :

J’ajouterais à tout ça, François, que pour les investisseurs dont une part importante de leurs portefeuilles est constituée d’obligations, ces rendements sont intéressants, surtout par rapport à ce qui était disponible pendant les années de pandémie, lorsque les rendements de ces mêmes obligations étaient inférieurs à 1 %.

François Doyon La Rochelle :

Je suis d’accord, James, et au moins, ces rendements suivent le rythme de l’inflation. On passe maintenant aux actions : au Canada, l’indice composé S&P/TSX a progressé de 11,2 % au premier semestre, principalement sous l’impulsion des secteurs de l’énergie et des services financiers, qui ont respectivement enregistré une hausse de près de 25 % et 21 % depuis le début de l’année. Ces deux secteurs ont un impact considérable sur le TSX, puisqu’ils constituent les deux plus grandes composantes de l’indice, représentant au total plus de 50 % de celui-ci. Cependant, ce qui est surprenant sur les marchés canadiens, c’est que, contrairement à d’autres marchés, notamment aux États-Unis, le secteur des technologies de l’information a connu des difficultés et n’a pas suivi le mouvement de l’intelligence artificielle, puisqu’il a affiché une baisse de 8,5 % pour la période. Pour les douze derniers mois, l’indice composé S&P/TSX a enregistré une hausse spectaculaire de 32,9 %.

James Parkyn :

Wow, c’est un rendement exceptionnel. François, maintenant qu’est-ce qu’il en est des marchés américains ?

François Doyon La Rochelle :

Eh bien, James, le marché américain affiche lui aussi une belle progression depuis le début de l’année, atteignant de nouveaux records historiques. Comme je l’ai mentionné plus tôt, le S&P 500 et le Nasdaq ont enregistré leurs meilleures performances depuis le deuxième trimestre 2020, progressant respectivement de 15,5 % et 21 % au cours du dernier trimestre. Depuis le début de l’année, l’ensemble du marché américain est en hausse de 10,9 % en dollars américains (14,8 % en dollars canadiens). Mais ce qui est intéressant ici, c’est que les marchés sont en hausse malgré un premier semestre difficile pour les « Magnificent Seven ». En tant que groupe, les « Magnificent Seven » affichent une baisse de 3,4 % depuis le début de l’année, au 29 juin. Le mois de juin a été particulièrement difficile pour plusieurs des « Magnificent Seven », puisque Microsoft a perdu 20 %, Nvidia 13 % et Apple et Amazon près de 8 %. À elles seules, ces actions ont perdu plus de 2 000 milliards de dollars américains rien qu’en juin. Et parmi ces sept titres, seulement Alphabet (Google) a affiché une performance supérieure à celle de l’indice S&P 500.

James Parkyn :

Comme tu l’as mentionné, François, c’est très intéressant car, dans leur ensemble, ces sept titres représentent environ le tiers de l’indice S&P 500.

François Doyon La Rochelle :

Oui, et ça signifie que l’on observe une participation plus large au sein de l’indice. Depuis le début de l’année, seuls 2 des 11 secteurs de l’indice S&P 500 ont reculé, tandis que 5 des 11 secteurs affichent des rendements à deux chiffres. Et ce qui est intéressant, c’est que les actions de type valeur à grande et moyenne capitalisation, ainsi que les actions à petite capitalisation, surpassent maintenant leurs indices de croissance comparables, avec des performances respectives de 20,3 % et 26,9 % en dollars canadiens. Enfin, sur les douze derniers mois, l’indice global du marché américain a progressé de près de 27,7 %, en dollars canadiens.

James Parkyn :

Je trouve ça très surprenant, François, compte tenu de l’emballement pour l’IA, que les rendements des titres de valeur aux États-Unis aient désormais surperformé les titres de croissance au cours des six derniers mois, et même sur l’ensemble de la dernière année. Mais bon, on ne sait jamais quand la tendance va s’inverser. François, peux-tu maintenant expliquer à nos auditeurs ce qui s’est passé sur les marchés internationaux, tant développés qu’émergents ?

François Doyon La Rochelle :

Eh bien, James, les actions des marchés développés internationaux, mesurées par l’indice MSCI EAFE, ont connu un premier semestre solide : elles ont progressé de près de 10 % en dollars canadiens. En devises locales, la hausse a été de 9,1 %. Les actions de type valeur et les petites capitalisations se sont également bien comportées, avec des hausses respectives de 13,5 % et 11,4 % (en dollars canadiens). Quant aux marchés émergents, ils ont connu un premier semestre exceptionnel : ils ont progressé de 28,4 % et, sur la dernière année, ils affichent une hausse de près de 50 %, à 49,9 %.

James Parkyn :

C’est vraiment impressionnant, qui l’aurait cru ? Alors, François, quelle est la grande leçon à retenir pour les investisseurs dans les six derniers mois ?

François Doyon La Rochelle :

Pour moi, James, c’est que les marchés suivent rarement le scénario auquel s’attendent les investisseurs. Entre la guerre en Iran, la flambée des cours du pétrole, le boom de l’IA, la folie SpaceX, la performance négative des « Magnificent Seven » et le changement de direction à la Fed, il y avait encore une fois de nombreuses raisons de s’inquiéter, et pourtant, le fait de maintenir le cap avec des portefeuilles largement diversifiés a généré des rendements solides.

James Parkyn :

Exactement, François, et comme on le dit toujours, essayer d’anticiper le marché est une stratégie perdante. Rester investi, diversifier son portefeuille et s’en tenir à son plan d’investissement à long terme reste la meilleure approche.

François Doyon La Rochelle :

Tout à fait, et même si on ne peut pas prédire ce que nous réserve le second semestre, on peut se préparer en restant disciplinés et en s’appuyant sur des faits concrets. D’après moi, les investisseurs doivent rester prudents. Les marchés se situent à des niveaux records, et la dernière décennie a généré des rendements bien supérieurs aux rendements espérés à long terme. Ça peut donner aux investisseurs l’impression qu’il est temps de vendre ou de « sécuriser » leurs gains. Mais généralement ce n’est pas la bonne stratégie.

James Parkyn :

Exactement, la vraie question n’est pas de savoir si les marchés sont élevés, mais si votre portefeuille correspond toujours à vos objectifs, incluant votre horizon temporel, à votre tolérance au risque et à votre capacité financière.

François Doyon La Rochelle :

Tout à fait, James. Les fortes hausses des marchés peuvent discrètement modifier votre répartition d’actifs. Du jour au lendemain, vous prenez plus de risques que vous ne l’aviez initialement prévu. C’est pourquoi le rééquilibrage est si important. Il ne s’agit pas de prédire ce qui va se passer ensuite, mais de ramener votre portefeuille à la répartition d’actifs à long terme qui correspond à vos besoins, à vos objectifs. Le rééquilibrage permet de maîtriser le risque, renforce la discipline et vous aide à rester investi, quelles que soient les surprises que le reste de l’année nous réserve.

James Parkyn :

Et bien François, c’est là le point essentiel pour nos auditeurs : restez disciplinés, diversifiez vos placements et tenez-vous-en à votre plan d’investissement. Les marchés seront toujours imprévisibles et personne n’a une boule de crystal.

  • CONCLUSION

François Doyon La Rochelle :

Merci James Parkyn d’avoir partagé ton expertise et ton savoir aujourd’hui.

James Parkyn :

Il m’a fait plaisir François.

François Doyon La Rochelle :

Avant de conclure, j’aimerais souhaiter à nos auditeurs un merveilleux temps des fêtes.

Sur ce, c’est tout pour ce 89ième épisode de Sujet Capital!  Nous espérons que vous avez aimé.

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Encore une fois, merci d’être à l’écoute et joignez-vous à nous pour notre prochain épisode à paraitre le5 aout. N’oubliez pas de consulter le site Web de sujet capital pour voir nos derniers blogues.

A bientôt.

 

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À propos de l'auteur(e)
James Parkyn
James Parkyn

James est co-fondateur de PWL Capital. Il est chef d’équipe et gestionnaire de portefeuille basé au bureau de Montréal de PWL Capital Inc. Il a joué un rôle déterminant dans la croissance de l’entreprise depuis sa création en 1996.

François Doyon La Rochelle
François Doyon La Rochelle

François s’engage à offrir à ses clients une approche disciplinée et fiscalement efficiente en matière de construction et de gestion de portefeuille, basée sur des stratégies soutenues par la recherche académique.

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